Maïdan, Sergeï LOZNITSA, 2014

Il s’agit ici du tout premier plan du film documentaire de Sergeï LOZNITSA, Maïdan, réalisé entre novembre 2013 et mars 2014. Un plan fixe et sans coupe d’une durée de 2mn20, qui s’instaure en véritable programme d’une démarche radicale : filmer pendant quelques mois le cœur d’une révolution sans mouvements de caméra (ou presque), sans commentaires et en son direct, et en renonçant à l’alternance des champs et des contre-champs. Une volonté, affirmée à plusieurs reprises par le réalisateur, « d’immerger le spectateur dans la narration1« . Plan, durée, composition : Si l’on s’en tient aux définitions académiques, le segment analysé est …

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Le Dernier Métro, François TRUFFAUT, 1980

Dernière séquence de l’antépénultième film de François TRUFFAUT, réalisé 4 ans avant sa disparition. Rappelons que le film – qui se déroule pendant la seconde guerre mondiale dans un Paris occupé – se fonde, comme d’autres films de TRUFFAUT, sur une figure de trio. Catherine DENEUVE (Marion Steiner), qui joue ici le joue le rôle d’une femme devenue responsable du théâtre Montmartre, est entourée de Gérard DEPARDIEU (Bernard Granger), jeune premier de la troupe, et de Heinz BENNENT (Lucas Steiner), le mari juif de Marion, contraint de se tenir à l’écart (du monde, et non de l’art) pendant la presque …

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Elephant Man, David LYNCH, 1980

L‘extrait étudié va de 1mn34 à 3mn34 exactement, soit deux minutes d’une séquence très spécifiquement cinématographique. Second long-métrage du réalisateur et artiste américain David LYNCH (après le très étrange et très personnel Eraserhead, réalisé 4 ans plus tôt), Elephant Man demeure sans doute le film le plus classique du cinéaste, même s’il porte en germe son goût pour l’anormalité voire l’horreur et un évident sens du baroque. C’est un film par ailleurs très engagé sur le plan émotionnel, manifestant une empathie pour son personnage principal finalement assez unique dans l’œuvre. Je me propose d’étudier ici la toute première séquence du …

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Les Aventures de Tintin, Steven SPIELBERG, 2011

Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » L’analyse qui suit porte sur la séquence d’ouverture du film, et plus précisément sur le troisième segment de cette séquence d’ouverture, du plan sur le peintre/Hergé qui tend le portrait à Tintin jusqu’à la découverte de la maquette de la Licorne, soit 44 secondes seulement. Même si je vais ici ou là faire référence au reste de la séquence d’ouverture, j’ai choisi de me focaliser sur ce segment très court, particulièrement dense. Il sera ici question de récit, de performance-capture, d’effigie, de chimère, de filiation, du stade du miroir, et tout …

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L’Homme aux Bras Ballants, Laurent GORGIARD, 1997

Peu usuel d’évoquer un film que je connais vraiment bien, pour avoir passé dessus quelques mois (j’en ai conçu les bruitages). Le réalisateur, Laurent Gorgiard, est brutalement décédé il y a 10 ans. Cette analyse sera donc certainement différente, marquée par une trop grande proximité avec le film et une certaine émotion, puisque j’avais produit cette analyse, sous forme de cours magistral, devant Laurent lui-même, qui avait accepté de venir parler de son film devant mes étudiants, quelques mois avant sa disparition. Préambule : ce film d’animation en stop-motion est une adaptation d’une bande-dessinée de Gilles Gozzer. Un document très …

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Microcosmos, Claude NURIDSANY et Marie PERENNOU, 1995 (2)

Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » Introduction : Une autre séquence du film de Claude Nuridsany et Marie Perennou, Microcosmos, réalisé en 1995 (l’autre séquence étudiée ici). Une scène typiquement hollywoodienne. Nommer une séquence : pour un exercice proposé à mes étudiants, j’ai appelé cette séquence « Le Baiser des escargots » ; le dvd ou la B.O. du film la nomme « l’Amour des escargots ». Dans les deux cas, les expressions ne sont pas scientifiques : elles renvoient à une métaphore anthropomorphique (c’est-à-dire que ces dénominations, comme d’ailleurs la façon de filmer, humanisent cet accouplement animal). La séquence comporte 14 plans. …

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Les Passagers de la Nuit, Delmer DAVES, 1947

Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » (film entier visible ici, sur le site archive.org) Introduction : Première séquence du film de Delmer DAVES, qui montre le personnage de Vincent Parry (incarné par Humphrey BOGART) s’échapper de la prison de San Quentin, en Californie. On le sait, le premier tiers du film est en caméra subjective (ocularisation interne primaire). L’intérêt majeur de cette séquence est sa dimension pédagogique : il s’agit de faire comprendre au spectateur que son regard va, pendant plus de trente minutes, littéralement épouser celui du personnage principal. Ce qui, nous allons le …

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Alien, Ridley SCOTT, 1979

Introduction : cette séquence est la troisième récurrence d’une série de 7 meurtres. Située aux deux tiers du film, elle tire sa force suggestive du décor très particulier dans lequel elle se situe, de l’insuffisance manifeste de lumière et de la tension et du rythme créés par le montage alterné. Enfin, d’une présence qui rode aux alentours du champ, bien sûr. Structure(s) : le personnage central, Dallas (incarné par Tom Skerritt), a décidé de poursuivre l’Alien dans le circuit d’aérage du vaisseau, réseau complexe se déployant dans les trois dimensions de l’espace représenté, constitué de conduits parallèles et perpendiculaires reliés entre eux …

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2001 l’Odyssée de l’espace, Stanley KUBRICK, 1968

Introduction : cette séquence, située à la fin de la première partie du film (« L’Aube de l’humanité ») a pour principale fonction de décrire le pouvoir du monolithe sur les hominidés. L’un d’entre eux, se distinguant clairement du groupe, semble être le seul à entendre, puis à transmettre, cette leçon «muette» qui l’incite à faire d’un simple objet un outil, puis une arme. Structure : l’extrait est composé de 4 parties assez simples à identifier : D’abord un plan d’ensemble décrivant un groupe d’hominidés errant et grattant le sol à la recherche de nourriture. C’est l’introduction de la séquence, qui permet simplement de situer …

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Microcosmos, Claude NURIDSANY et Marie PERENNOU, 1995 (1)

Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » Introduction : séquence de repas : un faisan s’y délecte de fourmis noires. Comme toutes les séquences du film, elle fonctionne de façon autonome, véritable court-métrage dans le film. Cette séquence, nous allons le voir, relève d’une écriture (scénario, tournage, montage, mixage) reproduisant très clairement les canons de films de genre (films de monstre par exemple), et donc se démarquant très nettement de l’écriture traditionnelle du documentaire animalier. Le récit s’organise de façon très basique, et la structure de l’extrait assoit son autonomie. Cerné par des couples de plans …

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