Les Aventures de Tintin, Steven SPIELBERG, 2011

Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » L’analyse qui suit porte sur la séquence d’ouverture du film, et plus précisément sur le troisième segment de cette séquence d’ouverture, du plan sur le peintre/Hergé qui tend le portrait à Tintin jusqu’à la découverte de la maquette de la Licorne, soit 44 secondes seulement. Même si je vais ici ou là faire référence au reste de la séquence d’ouverture, j’ai choisi de me focaliser sur ce segment très court, particulièrement dense. Il sera ici question de récit, de performance-capture, d’effigie, de chimère, de filiation, du stade du miroir, et tout …

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L’Homme aux Bras Ballants, Laurent GORGIARD, 1997

Peu usuel d’évoquer un film que je connais vraiment bien, pour avoir passé dessus quelques mois (j’en ai conçu les bruitages). Le réalisateur, Laurent Gorgiard, est brutalement décédé il y a 10 ans. Cette analyse sera donc certainement différente, marquée par une trop grande proximité avec le film et une certaine émotion, puisque j’avais produit cette analyse, sous forme de cours magistral, devant Laurent lui-même, qui avait accepté de venir parler de son film devant mes étudiants, quelques mois avant sa disparition. Préambule : ce film d’animation en stop-motion est une adaptation d’une bande-dessinée de Gilles Gozzer. Un document très …

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Microcosmos, Claude NURIDSANY et Marie PERENNOU, 1995 (2)

Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » Introduction : Une autre séquence du film de Claude Nuridsany et Marie Perennou, Microcosmos, réalisé en 1995 (l’autre séquence étudiée ici). Une scène typiquement hollywoodienne. Nommer une séquence : pour un exercice proposé à mes étudiants, j’ai appelé cette séquence « Le Baiser des escargots » ; le dvd ou la B.O. du film la nomme « l’Amour des escargots ». Dans les deux cas, les expressions ne sont pas scientifiques : elles renvoient à une métaphore anthropomorphique (c’est-à-dire que ces dénominations, comme d’ailleurs la façon de filmer, humanisent cet accouplement animal). La séquence comporte 14 plans. …

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Alien, Ridley SCOTT, 1979

Introduction : cette séquence est la troisième récurrence d’une série de 7 meurtres. Située aux deux tiers du film, elle tire sa force suggestive du décor très particulier dans lequel elle se situe, de l’insuffisance manifeste de lumière et de la tension et du rythme créés par le montage alterné. Enfin, d’une présence qui rode aux alentours du champ, bien sûr. Structure(s) : le personnage central, Dallas (incarné par Tom Skerritt), a décidé de poursuivre l’Alien dans le circuit d’aérage du vaisseau, réseau complexe se déployant dans les trois dimensions de l’espace représenté, constitué de conduits parallèles et perpendiculaires reliés entre eux …

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2001 l’Odyssée de l’espace, Stanley KUBRICK, 1968

Introduction : cette séquence, située à la fin de la première partie du film (« L’Aube de l’humanité ») a pour principale fonction de décrire le pouvoir du monolithe sur les hominidés. L’un d’entre eux, se distinguant clairement du groupe, semble être le seul à entendre, puis à transmettre, cette leçon «muette» qui l’incite à faire d’un simple objet un outil, puis une arme. Structure : l’extrait est composé de 4 parties assez simples à identifier : D’abord un plan d’ensemble décrivant un groupe d’hominidés errant et grattant le sol à la recherche de nourriture. C’est l’introduction de la séquence, qui permet simplement de situer …

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Microcosmos, Claude NURIDSANY et Marie PERENNOU, 1995 (1)

Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » Introduction : séquence de repas : un faisan s’y délecte de fourmis noires. Comme toutes les séquences du film, elle fonctionne de façon autonome, véritable court-métrage dans le film. Cette séquence, nous allons le voir, relève d’une écriture (scénario, tournage, montage, mixage) reproduisant très clairement les canons de films de genre (films de monstre par exemple), et donc se démarquant très nettement de l’écriture traditionnelle du documentaire animalier. Le récit s’organise de façon très basique, et la structure de l’extrait assoit son autonomie. Cerné par des couples de plans …

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Le Seigneur des Anneaux 2, Peter JACKSON, 2002

Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » Introduction : séquence en “extérieur” nuit. Une fois de plus, cette séquence, si elle est sensée se dérouler la nuit, au milieu d’une petite clairière baignée par la lumière lunaire, n’a, à plus d’un titre d’ailleurs, (presque) rien de naturel. Paradoxalement, c’est ici le personnage de Gollum qui semble le plus naturel, et pour cause, nous le verrons. La structure de cet extrait est des plus simples : après une ouverture sur les deux héros endormis, le poing de Frodon (Elijah Wood) serré sur l’anneau, un travelling arrière permettra …

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Harry, un ami qui vous veut du bien, Dominik MOLL, 2000

Introduction : séquence en intérieur nuit. Elle constitue une articulation forte, à l’échelle de la totalité du récit : Michel, incarné par Laurent Lucas, se met à écrire. C’est le moment d’un basculement et d’une révélation, il n’est donc pas anormal que la lumière et son corollaire, l’obscurité, y tiennent un rôle primordial, comme à l’origine de la création. Structure : extrait organisé en trois parties, articulées par un fondu enchaîné (entre un œuf et le haut du corps de Prune, incarnée par Sophie Guillermin) et par un cut (entre le visage de cette dernière et le titre écrit en …

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