Introduction : séquence initiale en extérieur jour ou séquence d’ouverture : ce dernier mot résonne directement avec le premier mouvement de caméra, un travelling avant avançant dans l’axe d’une fenêtre ouverte sur une cour (cf. titre du film). Structure simplifiée : extrait organisé en deux parties, deux mouvements circulaires de grue (dans le sens anti-horaire, sens contraire des aiguilles d’une montre) décrivant le décor de la cour intérieure (il s’agit d’un film tourné en studio). Ces deux mouvements se terminent, commencent ou sont articulés par quelques cadrages en très gros plans (James Stewart, sueur, thermomètre, photographies…). Le premier mouvement décrit …
analyses
Shining, Stanley KUBRICK, 1980
Introduction : séquence de montage alterné : le père (Jack Torrance, incarné par Jack Nicholson) dans l’hôtel, est littéralement désœuvré, tandis que la mère (Wendy, jouée par Shelley Duvall) et son fils Danny parcourent le labyrinthe à l’extérieur. Les deux ensembles de plans ainsi définis finissent par converger, en un centre mystérieux et inquiétant, habité par un être hors norme. Cette séquence, composée d’un nombre réduit de plans (9, le carton “Tuesday” qui la clôture constituant le début de la séquence suivante), est structurée comme une poursuite. Une alternance ABAB, avec un fondu enchaîné en plein centre, sur lequel nous …
Microcosmos, Claude NURIDSANY et Marie PERENNOU, 1995 (1)
Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » Introduction : séquence de repas : un faisan s’y délecte de fourmis noires. Comme toutes les séquences du film, elle fonctionne de façon autonome, véritable court-métrage dans le film. Cette séquence, nous allons le voir, relève d’une écriture (scénario, tournage, montage, mixage) reproduisant très clairement les canons de films de genre (films de monstre par exemple), et donc se démarquant très nettement de l’écriture traditionnelle du documentaire animalier. Le récit s’organise de façon très basique, et la structure de l’extrait assoit son autonomie. Cerné par des couples de plans …
Le Seigneur des Anneaux 2, Peter JACKSON, 2002
Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » Introduction : séquence en “extérieur” nuit. Une fois de plus, cette séquence, si elle est sensée se dérouler la nuit, au milieu d’une petite clairière baignée par la lumière lunaire, n’a, à plus d’un titre d’ailleurs, (presque) rien de naturel. Paradoxalement, c’est ici le personnage de Gollum qui semble le plus naturel, et pour cause, nous le verrons. La structure de cet extrait est des plus simples : après une ouverture sur les deux héros endormis, le poing de Frodon (Elijah Wood) serré sur l’anneau, un travelling arrière permettra …
La Nuit du Chasseur, Charles LAUGHTON, 1955
Introduction : séquence en “extérieur” nuit : John rejoint Pearl, qui a vidé sa poupée et joue avec les billets de banque. Le décor est très stylisé, comme dans une grande partie du film : les enfants sont accroupis sur un dallage de briques, sous la tonnelle du jardin. À la manière d’un conte, la question de l’échelle des personnages y est prédominante. Celle de la transgression aussi. Structure de l’extrait : raccordé aux deux séquences qui l’encadrent par des fondus enchaînés, qui fonctionnent donc ici traditionnellement comme deux ellipses narratives spatio-temporelles, l’extrait est clairement divisé en deux parties. D’un …
King Kong, Ernest B. SCHŒDSACK et Merian C. COOPER, 1933 (1)
Introduction : séquence de la répétition en “extérieur” jour : attention à l’utilisation, sans recul, de ce type de code, utilisé en particulier pour le scénario. Cette scène de simulation (à plus d’un titre), sensée se dérouler sur le pont d’un bateau, en pleine mer, est tournée en studio, sans mer ni ciel, sans roulis, sans même le son d’un moteur. Nous le verrons particulièrement avec cet exemple, mais ceci doit toujours être interrogé, l’extrait filmique se définit tout autant par ce qu’il montre que par ce qu’il cache. La bande son est ici, pour reprendre l’expression de Michel Chion, …
Harry, un ami qui vous veut du bien, Dominik MOLL, 2000
Introduction : séquence en intérieur nuit. Elle constitue une articulation forte, à l’échelle de la totalité du récit : Michel, incarné par Laurent Lucas, se met à écrire. C’est le moment d’un basculement et d’une révélation, il n’est donc pas anormal que la lumière et son corollaire, l’obscurité, y tiennent un rôle primordial, comme à l’origine de la création. Structure : extrait organisé en trois parties, articulées par un fondu enchaîné (entre un œuf et le haut du corps de Prune, incarnée par Sophie Guillermin) et par un cut (entre le visage de cette dernière et le titre écrit en …