Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » Introduction : Une autre séquence du film de Claude Nuridsany et Marie Perennou, Microcosmos, réalisé en 1995 (l’autre séquence étudiée ici). Une scène typiquement hollywoodienne. Nommer une séquence : pour un exercice proposé à mes étudiants, j’ai appelé cette séquence « Le Baiser des escargots » ; le dvd ou la B.O. du film la nomme « l’Amour des escargots ». Dans les deux cas, les expressions ne sont pas scientifiques : elles renvoient à une métaphore anthropomorphique (c’est-à-dire que ces dénominations, comme d’ailleurs la façon de filmer, humanisent cet accouplement animal). La séquence comporte 14 plans. …
analyses
M Le Maudit, Fritz LANG, 1931
L’analyse porte sur la séquence débutant à 57:30 et terminant à 1:01:11. Introduction : cette séquence se situe très exactement au milieu de ce premier film parlant de Fritz Lang. Elle constitue, sur le plan narratif, une véritable charnière, dans la mesure où le point de vue bascule alors clairement. Jusqu’ici en effet, seul le spectateur connaissait l’identité du meurtrier incarné par Peter Lorre. À partir de ce moment central, la chasse à l’homme peut véritablement commencer, le personnage principal étant identifié, et même littéralement marqué. Structure : la séquence se compose en diptyque; d’abord un véritable plan-séquence (puisqu’il prend …
Duel, Steven SPIELBERG, 1971
Introduction : cette séquence, située peu après le milieu du long-métrage, est une des séquences ajoutées au montage initial (destiné d’abord à la télévision), pour la sortie du film sur les grands écrans européens. Elle constitue un segment autonome, dramatiquement basé, comme le reste du film, sur un antagonisme définitoire, que le titre résume et figure tel un logo. Je vois Duel, en quelque sorte, comme le prototype d’une marque bientôt déposée. Structure : la composition de la séquence est clairement symétrique. De part et d’autre d’un centre d’une grande densité (une profusion de sons, d’images, d’actions), on trouve deux …
Mauvais sang, Léos CARAX, 1986
L’analyse porte plus particulièrement sur la seconde partie de l’extrait, à partir du lancement radiophonique du morceau « Modern Love », interprété par David Bowie (dont nous avons appris la mort aujourd’hui 11 janvier 2016. Can you hear us Major Tom?…) Introduction : L’extrait étudié porte en lui (et peut même provoquer) certaines exaltations de l’adolescence, portée sur l’excès et l’incongruité des revirements soudains. Il est aussi un chant, une ode au cinéma lui-même : TRUFFAUT disait, dans La Nuit Américaine, que « les films avancent comme des trains, des trains dans la nuit ». J’ai souvent pensé qu’ils avancent aussi comme …
Les Passagers de la Nuit, Delmer DAVES, 1947
Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » (film entier visible ici, sur le site archive.org) Introduction : Première séquence du film de Delmer DAVES, qui montre le personnage de Vincent Parry (incarné par Humphrey BOGART) s’échapper de la prison de San Quentin, en Californie. On le sait, le premier tiers du film est en caméra subjective (ocularisation interne primaire). L’intérêt majeur de cette séquence est sa dimension pédagogique : il s’agit de faire comprendre au spectateur que son regard va, pendant plus de trente minutes, littéralement épouser celui du personnage principal. Ce qui, nous allons le …
Virgin suicides, Sofia COPPOLA, 1999
Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » Introduction : située dans le dernier tiers du film, cette séquence est très représentative du film tout entier, sur le plan stylistique en particulier. Tout en métaphores et baignant dans un onirisme assumé, le film comme cet extrait semble constituer la version filmée du journal intime de l’adolescence. Tout l’extrait tourne autour d’une absente, Cécilia, la plus jeune des 5 sœurs Lisbon, qui est la première à s’être suicidée. Rappelons que c’est là le premier film d’une jeune réalisatrice littéralement née au cinéma (fille du célèbre réalisateur et producteur). Il s’agit d’une …
Alien, Ridley SCOTT, 1979
Introduction : cette séquence est la troisième récurrence d’une série de 7 meurtres. Située aux deux tiers du film, elle tire sa force suggestive du décor très particulier dans lequel elle se situe, de l’insuffisance manifeste de lumière et de la tension et du rythme créés par le montage alterné. Enfin, d’une présence qui rode aux alentours du champ, bien sûr. Structure(s) : le personnage central, Dallas (incarné par Tom Skerritt), a décidé de poursuivre l’Alien dans le circuit d’aérage du vaisseau, réseau complexe se déployant dans les trois dimensions de l’espace représenté, constitué de conduits parallèles et perpendiculaires reliés entre eux …
2001 l’Odyssée de l’espace, Stanley KUBRICK, 1968
Introduction : cette séquence, située à la fin de la première partie du film (« L’Aube de l’humanité ») a pour principale fonction de décrire le pouvoir du monolithe sur les hominidés. L’un d’entre eux, se distinguant clairement du groupe, semble être le seul à entendre, puis à transmettre, cette leçon «muette» qui l’incite à faire d’un simple objet un outil, puis une arme. Structure : l’extrait est composé de 4 parties assez simples à identifier : D’abord un plan d’ensemble décrivant un groupe d’hominidés errant et grattant le sol à la recherche de nourriture. C’est l’introduction de la séquence, qui permet simplement de situer …
Nosferatu, Friedrich Wilhelm MURNAU, 1922
Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » Introduction : cette séquence du fameux film de MURNAU met en scène l’arrivée de Nosferatu à Wisborg. Le bateau fantôme dont il est à présent l’unique occupant s’approche des côtes. Mais, dans cet extrait, Nosferatu demeure invisible. Et pourtant, nous allons le voir, il est présent dans chaque plan. Hors-champ : les modes de représentations indirectes d’un sujet absent du cadre sont dans cet extrait nombreux, et de natures très variées. Ce qui rend cette séquence particulièrement intéressante à analyser au regard de cette figure, c’est qu’elle est à elle …
French Cancan, Jean RENOIR, 1954
Pour accéder à l’extrait : mot de passe « analyse » Introduction : cette séquence représente la « Première » du Moulin Rouge, autrement dit l’aboutissement narratif et esthétique du film, qui tend entièrement vers cet accomplissement. On peut, à juste titre, considérer cette séquence comme le bouquet final du film, plein de bruits et de couleurs. Composition : la séquence s’ouvre sur le portrait de Danglard (Jean Gabin), et se clôt sur la façade nocturne du Moulin Rouge, Danglard personnifiant littéralement ce lieu devenu mythique. Les applaudissements et la musique (de Manuel Rosenthal, La Gaieté Parisienne, morceau inspiré d’Offenbach) servent d’écrin …